Sans nul doute, les orchidées sont les fleurs préférées de bien de personnes. Qu’elles soient placées dans l’une des pièces d’une maison ou tout simplement dans le jardin, ces merveilleuses et magnifiques fleurs améliorent de manière indéniable l’aspect général d’un lieu. Leur entretien étant également assez facile à effectuer, de plus en plus d’amateurs de botaniques n’hésitent pas à les cultiver. Si vous tenez à leur emboiter le pas et que vous avez du mal à choisir une espèce parmi les nombreux genres qui existent, alors vous êtes au bon endroit. Découvrez dans cet exposé 6 genres originaux et magnifiques d’orchidées.

L’Oncidium

Originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud (en l’occurrence de la Colombie, du Brésil, de l’Équateur et du Pérou), l’Oncidium est une plante qui fait partie de la grande famille des orchidacées. Pour la majorité des espèces, il s’agit en effet d’une orchidée épiphyte de milieu subtropical et tropical. En France, elle est en revanche une plante d’intérieur que l’on cultive en pot, car elle est plutôt facile à entretenir. Le développement de cette plante s’effectue sur un court rhizome qui est dans certains cas ramifié. Ce rhizome supporte des pseudobulbes (courtes tiges renflées qui emmagasinent les nutriments et l’eau). Notons que les vraies feuilles ainsi que des bractées se développent sur les pseudobulbes en question.

Le feuillage de l’Oncidium est à la fois vert lustré, dressé, persistant et lancéolé. De leur côté, les tiges florales de cette plante sont la plupart du temps chargées d’abondantes fleurs assez grosses et qui affichent des couleurs assez variées. En fonction des espèces et des variétés, les fleurs de cette orchidée peuvent prendre les couleurs ci-après :

  • Le jaune ;
  • Le pourpre ;
  • L’orangé ;
  • Le tigré ;
  • Le tacheté.

Très décoratives, les fleurs de ce genre d’orchidée durent plusieurs semaines et elles offrent également une floraison sur des mois à cause du décalage de l’épanouissement des fleurs.

Culture de l’orchidée Oncidium

Chez nous, les oncidiums sont cultivés en intérieur et dans des pots. Il est conseillé de les installer près d’une fenêtre afin de leur permettre de bénéficier de la luminosité dont elles ont besoin sans qu’elles soient pour autant exposées à la lumière directe du soleil. Pour fleurir, cette orchidée a essentiellement besoin d’une température différente durant la journée et la nuit. Il lui faut également un taux d’hydrométrie qui se situe dans les alentours de 60 et 70 %. Pour qu’elle puisse bien se développer, cette orchidée doit aussi être cultivée dans un substrat qui contient les éléments ci-après :

  • De l’argile expansée avec du charbon de bois ;
  • De vermiculite ;
  • De l’écorce de pin.

Selon vos exigences, vous pouvez également opter pour un terreau conçu à partir d’un spécial mélange à base d’écorce de pin. Dans la mesure où le substrat est entièrement structurel et qu’il n’a pour cela aucune vertu nutritive, vous devez aussi penser à vous procurer des engrais naturels si vous tenez à ce que cette plante se développe au mieux. En ce qui concerne l’entretien, vous devez penser à réaliser le rempotage tous les deux ou trois ans au printemps. L’arrosage doit quant à lui être assez abondant et être effectué au moins une fois par semaine, et ce durant la matinée. Pour une bonne hygrométrie, pensez aux vaporisations. Les principaux parasites de cette plante sont en outre les cochenilles, les araignées rouges et les pucerons verts.

 

L’orchidée Cattleya

Originaires des forêts tropicales d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, les Cattleyas sont un genre d’orchidées dont la culture requiert des soins particuliers. Leur floraison est elle aussi plutôt délicate à obtenir. Soulignons que les Cattleyas sont des plantes épiphytes qui forment des pseudobulbes affichant une ou deux feuilles coriaces et charnues. Ce genre d’orchidée est constitué d’un grand nombre d’hybrides, d’espèces et de variétés. Aussi différentes qu’elles puissent être, ces orchidées ont un point en commun : leurs fleurs parfumées, somptueuses et sophistiquées qui représentent à merveille l’archétype de l’orchidée.

L’on peut facilement les reconnaitre avec leur labelle qui est en trompette, une caractéristique indéniable de ce genre de plante. Il existe par ailleurs environ 60 espèces de Cattleya ainsi qu’un grand nombre de variétés et d’hybrides. En général, l’on distingue deux grands groupes à savoir :

  • Les cattleyas unifoliés (leur pseudobulbe ne présente qu’une seule feuille) dont la culture est assez délicate ;
  • Les cattleyas bifoliés (avec un pseudobulbe à deux feuilles) qui comprennent des fleurs de petites dimensions.

Entretenir les Cattleyas

Pour que cette plante puisse se développer normalement, il est primordial de bien humidifier le substrat lors des arrosages. Ce dernier devra néanmoins entièrement sécher entre deux arrosages. Il est conseillé de réduire les apports d’eau durant la floraison et également six semaines après celle-ci. Au cours de la période de croissance, vous devez vous assurer que la plante bénéficie de l’apport nécessaire en engrais. Pour le rempotage qui ne peut être effectué que tous les deux ou trois ans, utilisez par ailleurs un pot un peu plus grand.

 

La Vanda

La Vanda est une orchidée qui se distingue par sa sublime floraison. Facile à conserver à l’intérieur et surtout très résistante, ce genre d’orchidée compte environ 70 espèces différentes.

Originaire d’Asie tropicale, elle ressemble à s’y méprendre au phalaenopsis à cause de ses fleurs qui sont à la fois vivement colorées, grandes et largement ouvertes. En fonction des cultivars, elle se décline en une vaste palette de violets, de roses, de bleus et même d’oranges. Il faut souligner qu’à la différence de plusieurs autres genres d’orchidées, la Vanda n’a pas de pseudobulbe. Ses feuillages sont quant à eux constitués de feuilles étroites engainantes et longues qui sont disposées en éventail. Les racines aériennes de cette plante sont par ailleurs abondantes et nombreuses, ce qui est le cas de la majorité des orchidées que l’on cultive en appartement.

Tout sur la culture de la Vanda

L’une des particularités de la Vanda demeure le fait qu’elle n’apprécie pas d’être cultivée en pot, notamment dans un substrat pour orchidée, car elle n’y bénéficie pas de l’aération nécessaire. Cette plante préfère en revanche avoir ses racines à l’air. Dans l’idéal, on l’installe dans un plateau ou un panier qu’on suspend par la suite. Les racines forment alors sous la plante une véritable cascade. Il faudra cependant veiller à apporter à cette plante de l’eau de manière régulière. La Vanda peut aussi être installée au sein d’un contenant ajouré au sein duquel l’on mettra des écorces ou de la sphaigne. La culture en vase est elle aussi possible.

Pour bien se développer, ce genre d’orchidée a besoin de beaucoup de lumière. Dans le cas où la luminosité est insuffisante, cette orchidée pourra survivre, mais ne fleurira pas. C’est la raison pour laquelle sa floraison est assez compliquée à obtenir en appartement, sauf si l’on dispose d’une large fenêtre de toit, d’une véranda suffisamment lumineuse ou d’une vaste baie vitrée qui bénéficie d’une bonne exposition. Pour augmenter les chances de floraison de cette plante, il faut l’installer devant une fenêtre. En début ou en fin de journée durant l’automne, elle y supporte aisément le soleil direct. Il faudra cependant éviter de la placer derrière une vitre qui est exposée « plein sud » durant l’été.

En ce qui concerne les températures, il faut souligner que l’orchidée Vanda est favorable aux températures qui se situent entre 18 °C et 27 ° C. Bien qu’elle tolère les températures qui sont relativement basses, son développement est interrompu lorsqu’elle y demeure longtemps. Notons en outre que la Vanda supporte bien les fortes chaleurs. Durant l’été, une température de 40 °C ne lui fera aucun mal, à condition qu’elle soit bien évidemment suffisamment arrosée. 

 

Le Zygopetalum

Le Zygopetalum fait désormais partie des genres d’orchidées que l’on retrouve de plus en plus dans les jardins.

Vigoureuses et très résistantes, ces plantes sont toutefois assez exigeantes et requièrent beaucoup de soins lorsqu’on veut les voir fleurir.

Les orchidées de ce genre sont facilement reconnaissables avec leurs couleurs et parfums contrastés. Elles offrent aussi des sépales et des pétales verts qui sont marbrés de brun. Malgré leur croissance rapide, ces orchidées sont très exigeantes en matière de lumière, de température et d’aération.

Durant l’été, l’idéal est de les placer dans le jardin où elles pourront alors bénéficier d’une relative fraicheur durant la nuit. En ce qui concerne leur entretien, il est conseillé de les arroser abondamment durant l’été, car il importe que le substrat ne sèche jamais. Les pseudobulbes étant très sensibles à la pourriture, le substrat ne devra pas être détrempé. Puisque les racines de cette orchidée sont en outre nombreuses et épaisses, il est conseillé de placer la plante dans un pot assez grand.

 

Le Cymbidium

Pour leur première culture d’orchidée, nombreux sont ceux qui portent leur choix sur le phalaenopsis. Outre le fait qu’il est le plus connu, ce genre d’orchidée est aussi très résistant et offre un magnifique aspect grâce à ses fleurs qui ressemblent à des papillons. Si vous vous lancez dans la culture d’orchidée et que vous ne tenez pas à commencer avec le phalaenopsis, alors vous pouvez craquer pour le cymbidium. Durant l’hiver, vous apprécierez particulièrement sa spectaculaire floraison. Les fleurs jaillissent en effet des pseudobulbes entre l’été et l’hiver et se transforment par la suite en de longues hampes florales. Ces dernières portent alors chacune entre 6 à 12 fleurs. Même si auparavant leurs corolles étaient assez énormes, l’on trouve désormais plusieurs variétés dont les fleurs sont plutôt petites, ce qui leur offre un aspect plus naturel.

Notons que les cymbidiums modernes qui sont actuellement connus ont fait leur apparition au début du 20e siècle. En revanche, ce n’est qu’au cours des années 60 que les différents progrès techniques ainsi que la compréhension des différents besoins ont permis une plus grande diffusion de cette magnifique plante en dehors du cercle des fortunés amateurs. Il faut préciser à ce niveau que les fleuristes ont joué un important rôle durant la popularisation de cette plante. Ceci s’explique par le fait qu’une fleur coupée est très résistante et peut tenir dans un vase durant des semaines. Originaire des montagnes asiatiques, le cymbidium a besoin d’une alternance thermique assez marquée entre la nuit et le jour pour bien fleurir. Pour peu qu’elle bénéficie d’une situation bien éclairée et plutôt fraiche, cette plante est très robuste et peut refleurir sans aucun problème. Bien qu’elle supporte bien la lumière vive, elle n’apprécie pas la lumière directe du soleil. L’idéal serait donc de lui trouver un emplacement où varie la température durant la journée. En été par exemple, vous pouvez en toute quiétude jeter votre dévolu sur l’ombre d’un conifère.

Entretien du cymbidium

Si cette plante est cultivée sur un substrat, alors il est conseillé de l’arroser généreusement toutes les semaines en prenant le soin de laisser l’eau en question s’écouler du pot dans lequel se trouve le cymbidium. En revanche, si la plante vous a été vendue dans un artificiel mélange de laine de roche ou de type mousse, il faudra être plus mesuré, car la rétention d’eau des différents supports est beaucoup plus élevée, ce qui peut faire pourrir la racine de la plante. En ce qui concerne le rempotage, l’idéal est de l’effectuer au plus tous les deux ou trois ans. Cette opération ne devra être envisagée que lorsqu’on constate que les pseudo-bulbes n’ont plus toute la place qu’il leur faut au bord du pot. L’idéal est par ailleurs de procéder au rempotage dès que la floraison s’achève, notamment entre les mois de mars et de mai. Dans le cas où la touffe est assez dense, profitez de l’occasion pour la diviser. Au cours des trois ou quatre semaines qui suivent le rempotage :

  • Évitez de sortir la plante, gardez-la plutôt à l’intérieur ;
  • Évitez de l’arroser et vaporisez en revanche la surface du substrat tous les matins afin d’encourager le développement de nouvelles racines.

Pour pouvoir en outre faire rajeunir cette orchidée, il suffira de suivre les conseils ci-après :

  • Assurer régulièrement ses besoins en fraicheur et en lumière ;
  • Rempoter une fois que vous constatez l’apparition de nouvelles pousses ;
  • Ne pas utiliser le même engrais tout au long de l’année ;
  • Placer la plante dehors durant l’été, et ce jusqu’au mois de novembre.

Le Dendrobium

Vu le grand nombre d’espèces qu’il comporte, le Dendrobium est le 2e plus important genre d’orchidée. À condition de respecter de manière scrupuleuse les exigences ainsi que les rythmes de chaque espèce, la culture du Dendrobium est assez facile. Il faut préciser que cette plante est originaire des régions tropicales et subtropicales qui se trouvent entre l’Australie, l’Asie et la Nouvelle-Zélande.

En fonction de son espèce, cette plante peut aisément vivre dans différents milieux. De même, suivant les espèces, le Dendrobium présente des tiges dressées ainsi que des feuilles coriaces et effilées. De son côté, la hampe florale porte la plupart du temps de nombreuses fleurs. La multiplication de ce genre d’orchidée se fait par ailleurs par division, ou par prélèvement des keikis.

Entretien du Dendrobium en fonction des espèces

À l’instar des autres orchidées, le Dendrobium doit être entretenu avec le plus grand soin. Pour ce faire, il faut dans un premier temps veiller à ne jamais laisser dans la soucoupe une eau stagnante. Après la floraison, la plante doit aussi être rempotée, et ce tous les 2 ou 3 ans. Les 1500 espèces que compte le Dendrobium se classent par ailleurs en cinq grands groupes dont les besoins varient. Pour un excellent entretien, il est donc primordial de connaitre avec précision le groupe et l’espèce du Dendrobium que vous cultivez.

Pour découvrir en outre d’autres genres d’orchidées originaux, faites un tour sur Herba. Des images de plusieurs variétés d’orchidées y sont aussi disponibles.

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