feuilles de bourdainesaspect général bourdaine

Bourdaine, nerprun noir,  aulne noir, bourgène (Frangul alnus). Rhamnacées

Je suis une espèce de nerprun, comme l'épine du christ ou l'alaterne, et je pousse dans les sous bois très humides, voir marécageux de l'hémisphère nord. Je suis rustique et supporte les gelées jusqu'à - 20 °. Je suis la plante hôte de magnifique papillons : l'Azuré des nerpruns. Thécla des nerpruns. Le citron. la Thècle de la ronce. Tous on des couleurs superbe du bleu pâle, au vert émeraude en passant par le jaune paille.

Histoire :

J'ai toujours poussé en Europe et les forêts de l'est  Européen sont mon terrain de jeux favori. Depuis l'antiquité l'homme en obsevant les animaux malades ont constatés que je suis une plante medicinale "sauvage" aux grandes vertus curatives. Les ceuilleurs contemporains me trouvent encore dans les bosquets des forêts humides et au sol riche.

Description :

Mon port est constitué de petits rameaux très souples sur lesquels poussent des feuilles caduques, ovales, et d'un vert tendre très esthétique.

 - Stature :bourdaine jeune plant

Je ne suis pas très haut et je peux être planté en arbuste isolé. Je vous donnerai là, sans aucune taille une couronne parfaite qu'elle que soit ma variété: Petit tronc , fins rameaux, couronne arondie, diantre ! je suis un arbuste ornemental !

 - Longévité :

 Planté dans un contexte adéquat, je vous accompagnerai une soixantaine d'années.

 - Branches et feuilles :

 Je pousse sur un fin tronc gris sur sa face externe et rougeâtre sur la face interne de mon écorce  des lenticelles apparaissent  avec l'age, mes fins rameaux portent mon feuillage oval et vert clair aux nervures bien marquées et poussant en ellipse autour de mes branche, elles tomberont en automne dans un flamboiement  de rouge et d'orange.

 - Racines :

Un système racinaire en apparence superficiel cache une racine pivot qui s'enfonce profondement dans le sol , je serais donc difficile à déraciner, choisissez bien mon emplacement.

 - Fleurs et fruits :

fleurs de bourdaineMes inflorescences apparaittront de mai à juillet de petites fleur blanches en clochettes mellifères, pendantes sur de court pétioles, qui donnent des baies rouges puis noires à maturité, pour les hommes elles sont toxiques, mais très appréciées des cerfs, biches et daims. Sachez que mes fleurs donnent un miel recherché, ambré au PH quasiment neutre (6/7) très bien toléré par les estomacs sensibles.

Plantation :sommaire

 Et enfin si vous souhaitez me planter faites le dans un humus frais voir humide et riche, un endroit ombrageux de votre jardin serait parfait. Ainsi je vous accompagnerais une petite soixantaine d'années.

 - Nature du sol et exposition :

 Bien que je sois très adaptable la mi-ombre me va parfaitement, et je préfère les sols humides, d'ailleurs je ne pousse que dans les zones fraiches d'Europe.

 - Taille :aspect rameaux feuilles fruits bourdaine

Je ne suis pas très grand c'est pour cela que l'on me nomme souvent "arbuste", j'atteindrai 6 mètres de hauteur au mieux.

 - Entretien :

Je suis très rustique et ne demande aucun entretien particuliers, Même pas de taille car vous le constaterez  mon houppier est très équilibré.

 - Arrosage : 

Vous le comprendrez , comme je pousse dans des sols très humides, je n'ai pas besoin d'arrosage !

 - Multiplication :

Essayez de me bouturer d'une rameaux de l'année prélevez au moins 8 noeuds , 8 naissances de feuillage. Coupez net sous un noeud à ma base et à peine 1 cm au dessus du derniers noeud au sommet. Mettez en pleine terre directement et arrosez s'il fait chaud et protégez mois des rayons ardents du soleil.

 - Maladies :

Je suis rustique, je peux certaines années subir des attaques de pucerons mais sans grandes conséquences

Utilisation :sommaire

D'une utilisation medicinale reconnue, la bourdaine serait par ailleurs une friandise pour les chevreuils, il aurait été observé par des promeneurs de sous bois des chevreuils peu farouches titubants en s'éloignant des massifs de bourdaines dont-ils venaient de se régaler...

 - Propriétés médicinales :

C'est mon écorce, mon obier rougeâtre plus exactement cette partie fine qui se trouve sous l'écorce qui  contient des frangulosides,  des anthraquinones et  qui est utilisé depuis l'antiquité pour ses bienfaits sur la digestion basse en stimulant les transits paresseux (laxatif). Prélevée quand je suis en fleurs, les lambeaux de mon écorces sont coupés et mit à sécher, puis sont utilisés, il vous faudra pourtant attendre une année après la récolte pour me consommer ( attention aux nausées sur l'aubier de bourdaine trop frais), il vous faudra une écorce de 3 ans pas plus pour en tirer une bonne efficacité. Utilisée uniquement sur prescription médicale, je favorise aussi l'évacuation de la bile (cholagogue). Je possède donc des bienfaits thérapeutiques avérés, ainsi je suis inscrit dans la liste de la pharmacopée Française (2014), pour soigner les troubles fonctionnels intestinaux, colopathie fonctionnelle, constipation..

Totalement contre-indiquée en période d'allaitement et de grossesse.

 - En cuisine :

Les baies de bourdaines sont toxiques pour l'homme car elles contiennent une forte concentration d'alcaloïdes.

 - Les dérivés :

Nos charmantes compagnes, les abeilles, fabriquent avec le nectar de mes fleurs un miel, particulièrement bien digéré.

Teinture naturelle à base de bourdaine , couleur brun doré: 1 kg d' écorce de bourdaine en copeaux  pour 30 litre d'eau.

Espèces et variétés :sommaire

Rhamnus alaternus, nerprun alaterne.

Rhamnus cathartica, nerprun purgatif

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Les bienfaits des plantes

les plantes et la digestion

Digestion

Herbal-Medicine

Plantes et maladies

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Photos :sommaire

bourdaine en fleursbaies bourdaine

 

Références et bibliographies :sommaire

Botanique, pharmacognosie, phytothérapie
Cahiers du préparateur en pharmacie
Cahiers du préparateur
Porphyre (Collection)
Auteurs    Danielle Roux, Odile Catier
Éditeur    Wolters Kluwer France, 2007
ISBN    2915585520, 9782915585520
Longueur    141 pages
Teintures naturelles: Plus de 130 recettes expérimentées et partagées Grand teint - Petit teint
Auteur    Karin Delaunay-Delfs
Éditeur    Editions Eyrolles, 2012
ISBN    2212132247, 9782212132243
Longueur    278 pages
Les nouvelles plantes qui soignent
C'est naturel, c'est ma santé
Auteur    Danielle Roux
Éditeur    Alpen Editions s.a.m., 2005
ISBN    291492304X, 9782914923040
Longueur    95 pages

Citations :sommaire

 Extrait /patrimoinedumorvan. org:

Ecorçage de la bourdaine. En Morvan, l’écorçage de la Bourdaine semblait dans certains cas affaire de spécialiste. «À Dun-les-Places, du temps de ma jeunesse, il n’y avait qu’une seule personne qui savait préparer la Bourdaine, qui connaissait la manière de faire. C’était une laveuse de l’Huis-Bonin. Elle allait dans les bois, elle préparait la Bourdaine, la séchait. Ensuite, elle la mettait en petites bottes et les femmes de Dun venaient la chercher chez elle. » Lors de la montée de la sève, l’écorce épaissie se détache aisément. Elle est alors incisée avec un couteau et décollée de la branche sous forme de ruban en spirale. En revanche, ce travail s’avère plus difficile et moins rentable pendant l’hiver en raison de la finesse de l’écorce. Celle-ci se «plume» avec une lame, ou le manche d’une cuillère à café aiguisée sur le côté, «tout comme si on épluchait». Certains la récoltent indifféremment à la mauvaise ou belle saison. «Ils la plumaient. Ça partait tout seul au moment de la sève. En hiver, on plume la Bourdaine. En été, on la râpe. »
Vendue à des laboratoires pharmaceutiques, la vente d’écorce de Bourdaine permettait quelques revenus d’appoint jusqu’en 1960 environ. «C’était surtout les cheminots du tacot qui ramassaient de la Bourdaine, le long du chemin de fer. »... «La Bourdaine était récoltée par les enfants et les jeunes gens pour se faire un peu d’argent. Elle était expédiée dans des sacs de toile, cousus à la main, quand ils étaient pleins. On faisait deux anses pour les transporter. Le sac faisait environ 2 m sur 1. Le chargement pesait environ 800 kg et était conduit par des chariots à bœufs ou à chevaux jusqu’à la messagerie à Montsauche. Avant la guerre, il partait par le tacot de Montsauche. La dernière expédition date de 1955 vers Dijon. Toutes les transactions se faisaient par courrier avec les laboratoires. »

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