Le Dragonnier de Socotra ou Dracaena cinnabari est une plante arborescente monocotylédone de la famille des Dracaenaceae. Elle pousse sur l’île de Socotra où sa présence est considérée comme endémique. C’est une plante qui s’adapte au climat sec. On la retrouve parfois dans les régions montagneuses et elle peut aisément croître entre 150 et 1600 m d’altitude. Un mystère entoure souvent cet arbre en raison de son appellation.

L’intérêt culturel du Dragonnier de Socotra

Le dracaena cinnabari ou dragonnier de Socotra est une espèce qui produit du sang-dragon, une résine de couleur rouge foncé que l’on emploie dans la médecine traditionnelle de nombreuses cultures. Elle est également employée comme colorant à diverses fins. Acheter du sang-dragon est un investissement, car la résine est récoltée une fois par an. En outre, la population naturelle de l’espèce qui se développe sur l’île de Socotra au Yémen se raréfie, victime de l’assèchement général du climat de l’île dont les arbres ont besoin pour vivre.

 

La botanique du Dragonnier de Socotra

Nom latin :

Dracaena cinnabari

Famille :

Agavaceae, Dracaenaceae, Ruscaceae

Origine :

Océan indien (Socotra, une île au sud du Yémen)

Période de floraison :

Prévue au printemps pour les arbres qui atteignent un âge d’au moins 15 à 20 ans

Couleur des fleurs :

Variable (blanche, verdâtre…)

Hauteur :

3 à 20 m selon les variétés

Le jardinage du Dragonnier de Socotra

Rusticité :

Faible. Sensible au froid, le dragonnier de Socotra passe l’hiver dans une serre ou en intérieur à une température comprise en dessus de 10 °C

Exposition :

Ensoleillée, mais de préférence mi ombragée

Type de sol :

Bien drainant

Acidité du sol :

Neutre

Humidité du sol :

Faible

Utilisation :

En extérieur dans un jardin ou sur le rebord de la fenêtre ou en serre et en intérieur dans un pot (ou un conteneur)

Plantation, rempotage :

Automne

Méthode de multiplication :

Par semis disponible auprès des jardineries

Les soins apportés au Dragonnier de Socotra

Le dragnonnier de Socotra nécessite quelques attentions.

Les maladies et ravageurs du Dragnonnier de Socotra

Cet arbre est victime de peu de maladies lorsqu’il est cultivé dans de bonnes conditions. Il peut être affecté :

  • s’il reçoit un excès d’eau pouvant être la cause de pourriture de la racine ;
  • s’il est cultivé dans un espace trop humide, des champignons parasites peuvent l’attaquer ;
  • s’il est l’objet de l’attaque de parasites comme les pucerons, les acariens, les cochenilles…

Ce sont des points d’attention à prendre en compte lors de l’entretien de cette espèce.

Comment assurer la culture durable du Dragonnier de Socotra ?

Le Dracaena cinnabari est une plante qui se développe lentement mais sûrement. Cela étant, ils peuvent être cultivés durant leur jeunesse dans un pot puis à la longue dans des conteneurs avant d’être mis en terre. Pour réussir son arrosage, il faut procéder de la sorte :

  • un arrosage tous les 5 à 10 jours durant la période de végétation qui correspond au printemps- automne ;
  • un arrosage mensuel en hiver lorsque les températures sont en dessus de 10 °C pour les plantes en intérieur.

L’humidité du sol doit être un indicateur pour arrêter les arrosages du dragonnier de Socotra. Quant à la composition du sol, il peut être fait à parts égales :

  • de terreau horticole ;
  • de terre limoneuse ;
  • de sable non calcaireà grosse granulométrie ;
  • de graviers comme le quartz, la pouzzolane ou la perlite.

Quelques caractéristiques propres au Dragonnier de Socotra

Le Dracaena cinnabari n’est pas un arbre comme les autres. Certaines de ses caractéristiques le rapprochent un peu plus des espèces comme le cactus. Certes, c’est une plante à port arborescent très ramifié, mais il ne forme jamais de bois. Il possède un stipe.

Les autres caractéristiques du Dragonnier de Socotra

Il est également caractérisé par d’autres points comme :

  • sa taille, il faut noter que c’est un arbre assez grand et sa hauteur est souvent comprise entre 3 et 20 m selon le type d’entretien que reçoit l’espèce ;
  • la forme de ses feuilles est très allongée, tantôt dressée tantôt recourbée, comme on peut le constater sur certains arbres, les plus jeunes dont les feuilles sont disposées en rosette dense ;
  • la pousse de fleurs sur les espèces les plus anciennes ; les inflorescences observées sont très fleuries et colorées (du blanc teinté de rouge et des couleurs verdâtres).

À propos du Dragonnier de Socotra et son environnement

Le dragonnier de Socotra est surnommé l’arbre qui saigne en raison de la couleur de sa résine rouge, un latex qui coule comme du sang en cas d’entaille. Avec son étrange silhouette en forme de parapluie, le dragonnier de Socotra compte parmi les quelques espèces étranges que compte l’île de Socotra et plus largement la terre.

Socotra, un environnement peu commun

Les explorations menées sur la flore de cet espace font état de ce que Socotra possède une flore endémique composée en 2008 de plus de 800 espèces que l’on ne retrouve que sur l’île. Du fait de son long isolement géologique et de son climat alliant de fortes chaleurs et des sécheresses, Socotra a facilité le développement de ces espèces. Si pendant longtemps le Dracaena cinnabari est resté un emblème de l’île, aujourd’hui, il a diversifié son habitat. On le retrouve sous d’autres formes dans le golf arabique, aux îles Canaries, à Madère… au Cap-Vert comme au Yémen, il a une préférence pour les climats secs, d’où sa facilité à pousser en altitude. C’est également un arbre qui peut pousser sur le pourtour de la méditerranée afin de faire bénéficier à son feuillage les embruns formés par les vagues.

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