Le pacanier est un grand arbre fruitier dont les fruits sont appelés noix de pécan ou pacanes. Sèches, savoureuses et très nutritives, les noix de pécan possèdent de nombreuses propriétés et qualités. Relativement facile à entretenir, le pacanier est un arbre très solide et résistant. Voulez-vous en savoir plus sur cet arbre ? Découvrez avec ce guide complet tout ce qu’il y a à savoir sur le pacanier.

Description du pacanier

 

Le nom scientifique du pacanier est Carya illinoinensis. C’est un arbre appartenant à la famille des juglandacées. D’une hauteur totale comprise entre 20 et 40 mètres pour 6 mètres maximal de circonférence, il est originaire du sud-est des États-Unis. Adaptée pour l’extérieur, c’est une plante qui demande beaucoup d’espace. Elle peut donc être plantée ou installée de façon isolée ou groupée à proximité ou au niveau de :

  • Un verger ;
  • Une forêt ou un bosquet ;
  • Une terrasse ;
  • Un balcon…

Plante rustique, le pacanier possède un feuillage caduc dont le diamètre est compris entre 20 et 25 mètres. Le diamètre du feuillage quant à lui varie entre 10 et 20 mètres. Son feuillage très dense en été de couleur verte vire au jaune pendant l’automne avant de chuter. Les feuilles sont de formes allongées, peuvent atteindre une longueur de 60 cm et sont à la fois alternées et imparipennées. Elles sont aussi composées de folioles (11 au moins) et de pétioles poilus.

D’une très longue durée de vie, le pacanier s’épanouit bien dans les régions chaudes.

Par ailleurs, il est très résistant au froid même si sa croissance sera plus lente. En effet, il se développe très rapidement, notamment pendant l’été et le printemps. La période comprise entre mars et mai correspond à sa floraison. Ses fleurs sont monoïques ou unisexuées. Les fleurs mâles sont organisées en grappes pendantes au niveau des rameaux. Les fleurs femelles sont aussi en grappes et apparaissent sur les rachis. Les fleurs produisent des pacanes qui sont des fruits de forme cylindrique ou ovoïde. Les fruits ne mûrissent que dans les zones tempérées/chaudes où certaines conditions particulières (de chaleur et humidité) sont réunies. La récolte des pacanes peut déjà avoir lieu à partir de la troisième année de vie du pacanier.

Les différentes variétés et espèces de pacaniers

 

Le pacanier se décline en des centaines de variétés qui se distinguent selon leurs tailles et les noix qu’elles produisent. Les variétés les plus cotées (selon l’indice quantitatif de qualité commercialisable) et donc les plus recommandées sont entre autres :

  • L’Espèce type ;
  • Le Sumner ;
  • Le Mahan
  • Le Mac Millan ;
  • L’Élisabeth
  • La Gloria Grande…

L’Espèce type

L’espèce type du pacanier est une variété qui peut atteindre et dépasser les 40 mètres. Très large, elle possède un feuillage vert franc et est très productive. On estime à 80 % son indice quantitatif de noix de qualité commercialisables sur chaque année. De plus, elle peut produire des noix de pécan de qualité pendant une période comprise en 10 et 12 ans.

Le Sumner

Cette variété de pacanier présente une forte densité foliaire, mais n’excède pas la hauteur de 15 mètres. Même si sa fructification est tardive, les fruits qu’elle produit sont très gros et font partie des plus chers du marché. 70 % des noix provenant de sa récolte sont commercialisables.

Le Mahan

C’est une des variétés les plus connues et les plus recommandées lorsqu’on souhaite créer un verger commercial. D’origine américaine, elle est caractérisée par un feuillage à la fois épais et dense comportant de grandes folioles. Les noix qu’elle fournit sont de gros calibres. Le poids moyen d’une noix varie entre 7 et 8 grammes pour une longueur de 42 mm. Les noix de cette variété sont faciles à extraire, car la coque qui les recouvre est fine. On estime à 55 % son rendement au concassage.

Le Mac Milan

Cette variété peut atteindre une hauteur de 30 mètres et est dotée d’un feuillage vert clair. Elle donne des fruits assez gros et beaux qui sont majoritairement d’une très bonne qualité. Elle ne nécessite que peu d’entretien et est productive à hauteur de 75 %.

L’Élisabeth

La variété Élisabeth du pacanier possède un feuillage moyennement dense. Ses fruits qui pèsent 8 g en moyenne pour une longueur de 36 mm sont difficiles à concasser. Cette variété est aussi très rentable et peut être installée dans un verger.

La Gloria Grande

D’un feuillage vert foncé, cette variété de pacanier peut avoir une hauteur supérieure à 30 mètres. Sa culture permet d’obtenir régulièrement des noix à la fois belles et délicieuses. C’est une variété qui résiste très bien aux agressions et dont la productivité est estimée à 60 %.

Bien d’autres variétés peuvent aussi être cultivées à cause de leur productivité supérieure à la moyenne. L’Elliot et l’Amling dont les productivités sont respectivement de 70 % et 60 % en sont quelques exemples. 

Utilité du pacanier

Le pacanier est un arbre qui jouit d’une multitude de potentialités. D’une part, le pacanier peut être utilisé comme arbre d’ornement. Dans ce contexte, on peut le planter dans un jardin gazonné ou boisé. Sa présence dans le jardin donnera à ce dernier un aspect beaucoup plus grand et majestueux. D’autre part, l’intérêt majeur de sa culture est la récolte de ses fruits : les noix de pécan. Ce sont des fruits très appréciés à cause de leurs qualités nutritives ainsi que leurs qualités gustatives.

La pacane fait partie des fruits les plus riches en matières grasses insaturées. Elle contient également des protéines dans une proportion peu élevée et beaucoup d’autres nutriments.

Parmi les nutriments que contient la noix de pacane, on peut citer :

  • Le manganèse (nutriment facilitant une douzaine de processus métaboliques et qui prévient les dommages provenant des radicaux libres) ;
  • Le cuivre (nutriment qui protège l’organisme contre les radicaux libres et améliore la structuration ainsi que la réparation des tissus du corps) ;
  • Le phosphore (utile pour la croissance et la régénérescence des tissus, la formation et la préservation des dents, des os…) ;
  • Les fibres alimentaires (utiles pour améliorer les métabolismes et prévenir les affections comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, la constipation, et le cancer du côlon)…

On retrouve aussi dans la pacane les nutriments comme le zinc, le magnésium, le fer, les vitamines B1 et E… Une consommation régulière de pacanes diminue les risques de contracter de nombreuses maladies, dont les pathologies liées à la bile. Les noix de pacane peuvent être consommées de multiples façons notamment comme amuse-gueule ou sous forme d’extrait d’huile. Par conséquent, la pacane peut servir à la préparation d’innombrables repas, dont les tartes, sauces, pâtes, salades, sirops…

Le prix du pacanier

Nombreuses sont les plateformes web sur lesquelles on peut acheter les plants de pacanier. Le prix d’achat varie selon les plateformes. Déjà à partir de 9-11 euros, on peut déjà avoir un plant. L’achat en gros de 3 plants et 12 plants avoisine respectivement les 30-40 euros et 100-120 euros. Les plants sont souvent vendus en pots et peuvent être plantés en pleine terre ou dans des bacs.

Plantation et culture du pacanier

Comme toutes les plantes, pour une bonne culture du pacanier, il faut que certaines conditions soient respectées.

Lieu de plantation du pacanier

Le pacanier est un arbre qui affectionne les régions caractérisées par des climats chauds ensoleillés ou mi-ombrés. Même s’il peut supporter des températures basses (jusqu’à -20 °C), il faut éviter de le planter en zones montagneuses. En effet, il est impératif qu’il ne soit pas exposé au gel pendant 6 à 7 mois dans une année. Il se développe très rapidement dans les régions où l’été est particulièrement long et très chaud.

Pour la croissance du pacanier, il faut aussi tenir compte de la nature du sol dans lequel il sera installé. Il ne supporte pas les sols trop salés de même que les sols pauvres en oxygènes. Sa plantation convient surtout aux sols profonds de nature silicocalcaire ou argilocalcaire dont le pH est compris entre 6 et 7. Il s’adapte bien à :

  • Une terre de bruyère ;
  • Un sol en humus ;
  • Un sol sableux…

Il est très important que le sol soit humide ou semi-humide. Il croit d’ailleurs beaucoup plus vite et donnera plus de fruits s’il est installé près d’un cours d’eau. Très adapté pour une plantation en pleine terre, le pacanier peut aussi être planté dans un bac, une jardinière, un pot. Cependant, la plantation en bac n’est conseillée que pour des fins d’ornement, parce que ce type de plantation a de très faibles chances de donner des fruits. En bac ou en pleine terre, il est impératif qu’il soit bien exposé au soleil dans les premiers jours.

Quand et comment planter un pacanier ?

La plantation du pacanier se fait entre fin octobre et mai, mais en dehors de la période de gel. Il ne faut pas négliger la sélection des plants. Il faut que le substrat soit plus ou moins riche. Voici les étapes à suivre pour bien planter un pacanier :

  • Creuser une fosse de plantation d’une profondeur et d’une largeur de 1 m (respecter les mêmes proportions pour une culture en bac) ;
  • Faire un mélange en proportions égales de sables, terre de bruyère et terre végétale ;
  • Verser le mélange dans le trou à une hauteur adaptée au volume racinaire de la variété en question ;
  • Mettre le plant dans le trou tout en veillant à ne pas abîmer les racines ;
  • Positionner le plant bien droit de sorte que le collet se retrouve au ras du sol (éviter de le planter trop profond) ;
  • Refermer le trou en utilisant le même mélange de sable, terre de bruyère et terre végétale ;
  • Tasser de façon régulière le trou tout en veillant à y installer une cuvette pour la rétention d’eau ;
  • Arroser copieusement le plant ;
  • Tailler le tiers du sommet du plant afin de favoriser le développement des racines saines ;
  • Pailler l’arbre afin de le protéger du gel et des mauvaises herbes…

Pour une plantation multiple, il faut disposer d’un espace suffisant et respecter l’intervalle minimum entre les pieds. À cet effet, il faudra vérifier le descriptif qui accompagne la variété de plant achetée.

Multiplication du pacanier

La multiplication du pacanier peut se faire de différentes façons, notamment le semis, le greffage et le bouturage. Le greffage est le mode de multiplication le plus adapté pour cet arbre. Il existe différentes formes de greffage :

  • Le greffage à l’anglaise qui se fait en début de printemps ;
  • Le greffage à écusson qu’on réalise en août (recommandé) ;
  • Le greffage à œil poussant ou œil dormant (complexe à réaliser)…

Le greffage du pacanier doit se faire pendant les saisons chaudes. Il peut aussi se faire pendant l’hiver s’il y a possibilité de le mettre à l’abri des fluctuations de températures.

La multiplication par semi est simple à faire et permet d’obtenir la variété de l’espèce type. Cependant, on ne peut espérer cueillir les premiers fruits après 10 ou 12 années de vie. Le bouturage quant à lui ne permet pas d’obtenir des pacaniers robustes et beaux.

L’entretien du pacanier

 

Différentes tâches doivent être réalisées pour bien prendre soin d’un pacanier. Il s’agit notamment de :

  • L’arrosage ;
  • L’élagage et la taille ;
  • La fertilisation ;
  • La protection contre les maladies et autres dangers…

L’arrosage du pacanier

Durant les 6 premiers mois qui suivent la plantation d’un pacanier, il faut lui apporter beaucoup d’eau.

Chaque semaine, il faut lui apporter entre 35 et 55 litres d’eau. Cependant, il faut éviter qu’il ne soit tout le temps trempé. À maturité (après 3 à 5 ans), il faut l’arroser en fin d’été afin qu’il puisse produire des noix de qualité. Un arrosage journalier abondant est préconisé surtout s’il est installé dans une région sèche.

L’élagage et la taille du pacanier

Pour stimuler le développement du pacanier, des travaux d’élagage peuvent être nécessaires. On ne coupe cependant pas n’importe quelle branche. Les branches qu’il faut couper sont :

  • Celles qui sont très fragiles et susceptibles de se rompre ;
  • Celles qui font un angle supérieur à 60 degrés avec le tronc…

L’élagage du pacanier permet aussi de stimuler la production des noix et de le rendre plus esthétique. La taille quant à elle contribue à la bonne santé de l’arbre. Elle évite en effet que la plante soit envahie ou inhibée en période de croissance. Il est conseillé de le tailler au début du printemps. Par ailleurs, il faut éviter de tailler plus du tiers de sa végétation. Il faut cependant noter qu’un pacanier taillé ne porte des fruits qu’après deux années.

La Fertilisation

Le printemps et l’automne sont les deux périodes de croissance végétative intense du pacanier. Pour éviter qu’il ne manque de nutriments, il faut le fertiliser. Pour fertiliser les pacaniers d’au plus 3 ans, il faut utiliser pour un diamètre du tronc 400 g d’engrais 5-10-5. Quant aux pacaniers plus âgés, la dose conseillée pour un diamètre du tronc est 1,8 kg d’engrais 10-10-10. La fertilisation ne doit pas être faite directement sur les racines. Le début d’été est la période phare pour fertiliser un jeune pacanier. Le pacanier étant sensible à la carence de zinc, pour espérer faire une bonne récolte, il faut utiliser l’engrais de zinc, notamment si les dernières noix récoltées n’étaient pas charnues. Les engrais riches en nitrate d’ammonium peuvent aussi être utilisés en cas de besoin pour stimuler la croissance du pacanier.

Quelle protection pour le pacanier ?

Le pacanier selon la variété peut être victimes de certains facteurs qui peuvent l’empêcher de se développer normalement. Parmi les affections ou maladies dont souffrent souvent les pacaniers, on a :

  • La gale du pacanier ;
  • L’oïdium ;
  • Les tâches fongiques…

Certains nuisibles, dont les écureuils, les souris, les oiseaux, et les pucerons peuvent aussi impacter la croissance d’un pacanier. Pour protéger l’arbre, différents produits peuvent être utilisés notamment des fongicides spécifiques. Ces derniers doivent être pulvérisés sur l’arbre après la période des pluies. S’il s’agit d’un grand arbre, pour le traiter efficacement, il faut disposer d’équipements spéciaux (une grande échelle par exemple). Pour lutter de façon biologique contre les insectes qui causent des dommages au pacanier, on peut recourir aux chauves-souris. Ces derniers aident à débarrasser le pacanier des insectes nocturnes qui sont à la fois une menace pour l’arbre et l’homme.

La récolte de pacanes

Les récoltes peuvent se faire de façon manuelle ou mécanique. Le pacanier produit plus de fruits s’il est près d’un autre pacanier. La récolte peut débuter lorsque la coquille présente une ouverture.

Les récoltes de pacanes ont lieu après l’été, généralement entre mi-août et mi-novembre.

Pour une récolte manuelle, il suffit de secouer prudemment les branches concernées pour que les noix tombent par terre. Ensuite, il faudra les ramasser immédiatement pour éviter qu’elles se fendent ou germent. Pour faciliter la récolte, des équipements comme un ramasse-fruit télescopique et une canne à pêche peuvent être utilisés. Il est aussi possible d’attendre sagement que les noix tombent pour les ramasser. Dans ce cas, il est conseillé d’effectuer les récoltes tôt les matins pour ne pas être devancé par les rats, écureuils…

La conservation de la pacane

La conservation des pacanes se déroule en deux étapes que sont :

  • Le séchage dans un endroit protégé de l’humidité et des précipitations (sol sec ou écran installé au-dessus du sol…) ;
  • Le stockage des pacanes séchées dans un réfrigérateur à 7 °C ou dans une boîte hermétique même en temps d’hiver.

Les noix de pécans sont bien sèches lorsque leur chair peut se briser facilement. Lorsqu’elles sont bien conservées, les noix de pacane peuvent être utilisées plus de 6 mois après la cueillette. 

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