Le Pinus halepensis communément appelé pin blanc de Provence ou pin d’Alep est un conifère typique du bassin méditerranéen. Il est de la famille des Pinacées et se distingue des autres conifères par son houppier clair sous forme de parasol, son tronc tortueux et la couleur gris argent de son écorce. Selon les données historiques et botaniques disponibles, le pin d’Alep pousse essentiellement autour des côtes méditerranéennes d’Europe en Afrique. Son nom scientifique (le Pinus halepensis) lui a été attribué par le botaniste Philip Miller qui aurait aux dires des spécialistes commis une erreur d’appréciation dans la mesure où la région d’Alep est surtout réputée abriter le Pinus brutia. En effet, le Pinus halepensis est quasiment inexistant en Syrie. Il n’en demeure pas moins que le pin d’Alep ou le pin blanc est un bel arbre sollicité dans plusieurs domaines.

Pin d’Alep : présentation botanique

Nom(s) commun(s) :

Pin d’Alep, Pind de Jérusalem, Pin blanc de Provence

Nom(s) latin(s) :

Pinus halepensis

Famille :

Pinacées

Type(s) de plante :

Arbre résineux ; Conifère

Origine :Bassin méditerranéen (particulièrement en Espagne et dans les pays de l’Afrique du Nord comme la Tunisie, l’Égypte, le Maroc…) ; en Asie (le Liban, la Turquie…)

Pin d’Alep : description générale

Couleur des feuilles :Vert clair

Végétation :
Vivace
Feuillage :Persistant

Pin d’Alep : esthétique de l’espèce

Forme :Palme ou parasol

Hauteur à maturité :

Entre 5 et 10 mètres voire 20 et plus selon la plante et son entretien

Largeur à maturité :

Environ 10 m

 

Quelques éléments de description du pin d’Alep

Le pin d’Alep est un conifère au port légèrement penché et à la cime claire et arrondie. Ses branches sont étalées, et ses feuilles, des aiguilles, sont souples et d’un vert clair. Elles mesurent entre 6 et 10 cm de long. Le pin d’Alep produit des fleurs mâles et femelles à des fréquences variables. Chaque année, les fleurs mâles apparaissent à la base des jeunes pousses sous la forme de chaton jaune. Les fleurs femelles apparaissent de façon abondante tous les deux ans sous forme de pins. Ces petits cônes poussent en grappe de couleur violette. À maturation, ils libèrent des graines ailées qui sont réputées comestibles. Ces graines ont également un grand pouvoir de dissémination rapide et distant et peuvent être récoltées.

La récolte des graines du pin d’Alep

Ce sont des graines ailées et assez fragiles. Elles sont de petite taille, et pour qu’elles soient récoltées dans les meilleures conditions, il faut le faire à l’abri des éléments avant qu’elles ne se laissent porter par le vent. Pour ce faire, les cônes dont elles proviennent doivent être cueillis sur l’arbre entre l’automne et le printemps, puis entreposés dans un espace chaud en attendant que les écailles s’écartent toutes seules. Les grains tomberont dès l’ouverture du cône. C’est à ce moment que vous pourrez les récolter sur un papier sec, puis les conserver ou les réutiliser. Pour que la récolte soit belle, il faut choisir les plus gros cônes, ceux qui sont bruns et bien fermés.

Pin d’Alep : la culture

Entretien :

Facile

Besoin en eau :

Moyen

Multiplication :

Semis, bouturage, marcottage ou greffe

Résistance au froid :

Faible, peut subir des dégâts dès 6°C

Type de sol :

Tout type de sols secs comme le sol calcaire

PH du sol :

Sol neutre

Humidité du sol :

Sol sec

Pin d’Alep : l’emplacement

Protection :Biner en dessous du pin d’Alep pour éviter les mauvaises herbes

Exposition :

Lumineuse et abrité des vents

Plantation :

Pleine terre

Climat :

Méditerranéen

Il faut savoir qu’en France, cette espèce n’est cultivée que dans les régions jouissant d’un climat doux comme c’est le cas :
  • sur le littoral méditerranéen ;
  • en montagne à faible altitude ;
  • dans les garrigues et sur les collines.

Où planter le pin d’Alep ?

Le pin d’Alep est une espèce qui s’adapte rapidement aux sols calcaires. On le retrouve dans les garrigues ou dans les fentes des rochers perchés en dessus de la mer. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit capable de pousser sur des sols pauvres, rocheux ou secs. Il supporte bien la sécheresse et peut donc trôner dans un jardin sec. Il ne craint ni le soleil ni la mi-ombre ; par contre, c’est une essence qui se plaît très peu au froid. Ce n’est pas une espèce rustique comme le Sapin blanc. En cas de gel, de neige ou d’inondation prolongée, son intégrité peut être mise en péril.

Comment planter le pin d’Alep?

En tenant compte de toutes ces informations, il faut le planter entre le mois de mars et de juin ou au début de l’automne. L’espace qui doit l’accueillir doit tenir compte de son envergure à l’âge adulte puisque c’est un conifère à large développement. Le pin d’Alep se cultive aussi bien en pleine terre qu’en isolé ou en groupe. Il doit être mis en terre dans un trou d’environ 1m de large. Une fois qu’il est planté, il faut l’arroser abondamment et pailler son pied.

L’entretien du pin d’Alep

Pour prendre soin de cette espèce, il faut :
  • biner et désherber régulièrement autour de son pied ;
  • se débarrasser des nouvelles aiguilles au printemps en prenant garde aux bourgeons dont les aiguilles sont belles ;
  • faire réaliser une taille d’entretien quand l’arbre s’étale trop afin de conserver sa forme arrondie.
L’entretien ne nécessite pas une grande technicité. Vous pouvez donc le faire avec votre matériel de jardinage.

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