Le Sureau rouge est un petit arbuste décoratif, également apprécié pour ses fruits riches en pectine. Ces derniers ne sont comestibles qu’après cuisson. Le Sureau rouge aime le plein soleil et les lieux ombragés. Il pousse dans les haies et clairières, et apprécie aussi les sols en montagne. Il supporte mal cependant la sécheresse. Vous trouverez dans cet article toutes les informations concernant cet arbuste qui fait partie d’une famille de plus de vingt espèces.

À la découverte du sureau rouge

 

Le Sureau rouge est encore appelé sureau de montagne, sureau rameux, sureau à grappes (Sambucus racemosa). Il fait partie de la famille des Adoxaceae et sa durée de vie est de 30 ans. On retrouve les sous-espèces de cette plante dans les parties les plus froides de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie.

Arbuste à croissance rapide, le Sureau rouge peut atteindre 3 à 5 mètres, avec un feuillage touffu et dense.

L’arbuste présente des feuilles de couleur vert foncé, composées de cinq à sept folioles lancéolées et dentées. Persistant et coloré au printemps, le feuillage devient caduc en fin d’automne. Généralement blanches, les fleurs peuvent être aussi de couleur crème. Elles se transforment en bouquets de baies rouge vif, qui contiennent de petites graines brunes ovales. Les feuilles, les tiges, ainsi que les fruits verts du sureau rouge sont toxiques.

Variétés de Sureau rouge

On dénombre quatre à cinq variétés de Sureau rouge qui se différencient par l’aspect de leur feuillage.

  • Sureau doré à feuilles plumeuses (Plumosa aurea) ;
  • Sureau à grappes à petites feuilles ;
  • Sutherland Gold ;
  • Sambucus tigranii.

Plumosa aurea est un sureau à grappes au feuillage doré. C’est un arbuste touffu d’une hauteur de 3 mètres (maximum). Ses feuilles sont découpées en 5 à 7 folioles dentées. Elles sont opposées et caduques. Ses fleurs blanches apparaissent en avril-mai et les fruits rouges à partir de juillet-août. La plante peut supporter des températures allant jusqu’à -15°C environ. Elle est idéale pour les haies ou pour servir d’arbuste de décoration… Mais, son feuillage peut provoquer des irritations de la peau.

Le Sureau à grappes à petites feuilles est aussi un arbuste à port étalé, qui peut atteindre 2 m de hauteur. Ses feuilles sont découpées en folioles minces et longues. Ses grappes de fleurs crème apparaissent en mai et ses fruits rouges en juillet. L’arbuste peut survivre à une température de -10°C.

Le Sutherland Gold possède un feuillage touffu et peut atteindre 2 mètres de hauteur. Son feuillage caduc est brun au printemps, puis il devient jaune orangé. Ses feuilles composées sont découpées en 7 folioles. Les grappes de fleurs blanches apparaissent en avril-mai et les fruits rouges de 5 mm de diamètre, en juillet-août. C’est une plante de mi-ombre qui craint le plein soleil. Rustique, elle supporte des températures allant jusqu’à -20 °C.

Quant au Sambucus tigranii, c’est aussi un arbuste à port buissonnant. Sa taille varie de 3 à 5 mètres. Ses feuilles sont finement dentelées. Il possède des fleurs blanc crème en gros épis qui apparaissent en mars. Les fruits rouges sont comestibles. Idéal pour les haies et les talus, cet arbuste atteint l’âge adulte en 5 ans.

Utilité du Sureau rouge

 

La plupart des variétés de cet arbuste ont un feuillage touffu qui produit de l’ombre. C’est aussi un arbuste de décoration utile pour les haies, les talus, les alignements… Le Sureau rouge est utilisé dans plusieurs domaines :

  • Alimentation ;
  • Jardinage ;
  • Médecine ;

Dans l’alimentation, ses baies riches en pectines, et ses fleurs servent dans la confection de confitures, gelées et eau-de-vie.

Cependant, les baies crues sont toxiques et il est recommandé de les consommer après cuisson. En jardinage, le feuillage touffu forme une barrière naturelle. Le purin de sureau est aussi un répulsif contre certains insectes (pucerons) et mammifères (taupes). L’arbuste possède aussi des vertus thérapeutiques. En plus d’être un anti-inflammatoire, il facilite la digestion et les éliminations urinaires. Les jeunes rameaux du Sureau rouge servent à confectionner des instruments de musiques tels que les flûtes, les sifflets… Les baies de cet arbuste sont aussi utilisées pour produire de l’encre. Enfin, le Sureau rouge est un arbuste écologique. C’est un refuge et une plante-hôte pour un grand nombre d’insectes et d’animaux. Dans le domaine agricole, ses feuilles améliorent la formation du compost.

Culture du Sureau rouge

Le Sureau rouge est un arbuste rustique qui s’adapte à plusieurs types de sols s’ils sont assez riches. Il pousse bien en plein soleil et dans les lieux ombragés. Cependant, il ne supporte pas la sécheresse.

Le climat idéal

Le Sureau rouge est une plante de mi-ombre et de plein soleil. Il pousse aussi en montagne. Selon les variétés, l’arbuste peut supporter jusqu’à -20 degrés Celcius. On observe alors un dépérissement de la plante en hiver. Mais, la croissance reprend après cette période.

Le sol recommandé pour la bonne croissance du Sureau rouge

L’arbuste aime bien :

  • Les sols assez profonds ;
  • Les sols légèrement secs ou frais ;
  • Les terrains humides loameux ;
  • Les terrains limoneux ;
  • Les sols argileux.

Le Sureau rouge s’adapte aussi aux sols calcaires et sur des talus raides. Cependant, il ne supporte pas les sols trop humides, gorgés d’eau de façon permanente.

L’emplacement du Sureau rouge

Le Sureau rouge vit dans les montagnes, aime le plein soleil, les lieux ombragés… Son feuillage touffu et décoratif convient pour les jardins. Il forme une haie naturelle et est idéal pour les haies, les talus…

Multiplication du Sureau rouge

La plantation du Sureau rouge peut se faire par :

  • Semis ;
  • Bouturage ;
  • Division de touffes.

Concernant le semis, il faut de bonnes graines de qualité afin d’obtenir un arbuste viable. Il est donc conseillé de se procurer des fruits bio et d’y extraire les graines. Les produits congelés ou les graines qui ont subi des traitements sont à éviter. Le choix de la graine sera fait en fonction de la variété recherchée. Le taux de réussite des semis est élevé.

Il est préférable d’effectuer le semis au printemps après les gelées.

Bien avant, pour faciliter la germination, les graines doivent subir une stratification chaude à 20°C durant deux mois. Ensuite, on enchaîne avec une stratification froide pendant deux mois à une température comprise entre 3 et 5°C. On dépose ensuite les graines dans un pot rempli d’un mélange de terre et de terreau. La croissance des plantules est rapide, soit 0,90 m environ en fin d’année. Il est conseillé de les conserver pendant quelque temps en pépinière avant de les installer au jardin.

Quant au bouturage, il reste une technique aux résultats aléatoires, avec des taux de réussite très faibles. C’est pourquoi il est conseillé de privilégier le bouturage des racines qui offre des résultats satisfaisants. La fin de l’automne est la période idéale pour faire les boutures.

La division par touffe permet de multiplier aisément toutes les variétés de cet arbuste. C’est une technique qui permet d’utiliser des souches locales et qui offre de très bons résultats. Comment ça marche ? Il faut :

  • Prélever les rejets du pied en hiver ou au printemps ;
  • Récupérer les racines ;
  • Tailler les racines et les installer dans un pot.

Le pot doit contenir du substrat riche. Il faut prendre soin d’arroser jusqu’aux premiers signes de reprise.

Le prix d’un Sureau rouge

Sur les sites de commerce en ligne, spécialisés dans la vente de Sureau rouge, le prix de l’arbuste est d’au moins 6 euros. Le prix des baies varie de 3 à 4,5 euros.

Entretien du Sureau rouge

C’est un arbuste qui ne nécessite aucun entretien particulier. Il a une croissance rapide lorsque les conditions du sol sont bonnes, ainsi que la température. La taille n’est pas indispensable en dépit de son feuillage touffu.

L’alimentation en eau du Sureau rouge

Quand le terrain est naturellement frais, les apports d’eau ne sont pas indispensables pour le développement du Sureau rouge. L’arbuste ne supporte pas les sols gorgés d’eau de façon permanente. Par contre, les jeunes pousses ont besoin d’un milieu légèrement humide en permanence.

Le développement du Sureau rouge

Le sureau rouge a une croissance rapide et peut atteindre 2 à 5 mètres de hauteur. L’arbuste atteint l’âge adulte à 5 – 7 ans, selon les variétés. Sa longévité s’établit à 30 ans. Ce développement du Sureau rouge n’est possible que lorsque plusieurs conditions sont réunies.

  • Un climat idéal ;
  • Un sol fertile ;
  • Un bon emplacement.

La taille n’est pas indispensable, mais on peut l’effectuer pour favoriser la repousse des jeunes rameaux. Elle se fait aussi dans un but purement esthétique. Il est conseillé de tailler avant la reprise de la végétation en février-mars (fin hiver).

Fructification du Sureau rouge

Chez les plantes à fleurs comme le Sureau rouge, la pollinisation est une étape indispensable pour la production des fruits. C’est une plante entomogame (pollinisation assurée par les insectes). Le transport de pollen est facilité par les insectes et oiseaux qui trouvent refuge sur les feuilles et branches du Sureau rouge. Fin août, les fleurs donnent des grappes de petites baies rouge vif et bien mûres. La récolte se fait à ce moment-là. Mais, il faudra prendre soin d’éliminer les graines toxiques. Ces dernières provoquent des troubles digestifs. Il est conseillé de ne consommer les baies qu’après cuisson. Pour la conservation des baies, on peut les congeler pour un usage futur. On peut aussi les utiliser rapidement en cuisine pour la préparation des confitures, gelées, eau-de-vie…

Par ailleurs, les fleurs du Sureau rouge sont aussi utiles. La récolte intervient en avril-mai lorsqu’elles sont épanouies. Pour éviter qu’elles soient humides, il est préférable de les cueillir pendant une journée ensoleillée. La conservation des fleurs, en les séchant à l’ombre dans un lieu ventilé, ne peut excéder une année. Au-delà, il est conseillé de les renouveler.

Protection du Sureau rouge

Le Sureau rouge fournit le couvert et la nourriture à de nombreux insectes nuisibles. C’est un arbuste robuste qui reste peu sensible aux maladies.

Maladies

On distingue trois maladies courantes :

  • L’oïdium ;
  • La mosaïque de l’arabette ;
  • L’oreille-de-Judas ou oreille du diable ;
  • La maladie du corail.

Encore appelé maladie du blanc, l’oïdium est une maladie causée par un champignon (Microsphaera grossulariae). Le dessous des feuilles se couvre de points blancs, puis elles se déforment et finissent par se dessécher quand le feutrage blanc les recouvre entièrement. La plante meurt si aucun traitement n’est fait. Pour y remédier, les spécialistes conseillent de traiter le laurier avec un fongicide à base de soufre. On peut aussi utiliser une décoction de prêle ou du purin d’ortie que l’on pulvérise sur l’arbuste.

La mosaïque de l’arabette est causée par un virus (Arabis mosaic virus). Il est transmis par des vers ronds appelés nématodes. Les plantes infectées présentent des tâches foliaires de bandes jaunes le long des nervures au printemps. Les feuilles sont déformées, laissant apparaître des nécroses. Ce qui entrave leur croissance et celle des fruits, peu nombreux et de petite taille. La prévention et l’hygiène sont indispensables pour éliminer ce virus. Il faut donc :

  • Maintenir un environnement de culture sain ;
  • Nettoyer régulièrement l’espace de culture ;
  • Brûler les plantes infectées.

Concernant l’oreille-de-Judas, c’est un champignon (2 à 10 cm de diamètre) qui pousse sur les troncs d’arbres vivants ou morts. Il affectionne particulièrement le sureau. Ce champignon brun-rose est translucide. Sa chair est gélatineuse, élastique et ferme. Sa forme fait penser à une oreille humaine. Le surnom « Judas » vient du fait que l’ancien apôtre de Jésus se serait pendu à un sureau. S’il est comestible, l’Auricularia auricula-judae peut être un parasite pour ses hôtes. Pour le combattre, il faut débarrasser la plante de ses branches mortes et nettoyer les parties atteintes. Il faut aussi veiller à maintenir un environnement de culture sain.

La maladie du corail est une maladie causée par un champignon appelé Nectria Cinabarina. Il s’attaque aux vaisseaux ligneux, ceux-ci conduisent la sève brute. De petites masses rouges apparaissent alors sur les branches et les troncs. Les masses deviennent ensuite brique ou noires en mûrissant. L’arbuste s’affaiblit et dépérit. Si elle n’est pas traitée, la maladie peut s’étendre à toutes les plantes du jardin. Il existe plusieurs moyens pour combattre ce champignon. La prévention va consister à désinfecter les outils avant et après une taille. On peut aussi utiliser la bouillie bordelaise (un fongicide fabriqué à base de cuivre et de chaux). Pour le traitement, il s’agira de couper les parties atteintes ou l’arbuste lui-même. Il est conseillé de brûler les branches après.

Parasites

Le puceron noir du sureau (Aphis sambuci) est le principal parasite de cet arbuste. Il s’attaque à la plante à partir de la période de floraison (avril-mai). Il affaiblit l’arbuste en ciblant en premier les grappes de fleurs et les rameaux. Ces derniers se recroquevillent, favorisant l’apparition de la fumagine, une maladie causée par un champignon noir. Pour s’en débarrasser, il existe des actions préventives et des traitements. La prévention impose de :

  • Choisir un bon emplacement ;
  • Fertiliser le sol pour renforcer les défenses de l’arbuste ;
  • Assainir l’environnement de la culture.

Comme traitement, il s’agira d’introduire des coccinelles dans le jardin. Ces insectes sont les prédateurs naturels des pucerons. L’usage des insecticides est aussi recommandé, ainsi que des infusions d’ail ou d’oignon.

Le sureau rouge est un arbre qui trouve sa place dans de nombreux espaces. N’hésitez pas à le choisir si c’est votre coup de cœur.

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